Anaïs Sassy tient Salon au Livre Paris 2016

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Cette brillante femme d’affaires, ravissante de surcroît, a remis au goût du jour il y a trois ans les Salons Littéraires à Paris. Une fois par mois elle reçoit un écrivain qu’elle apprécie dans son Salon et l’interviewe devant des passionnés de lecture .. comme elle.

Au Livre Paris, Porte de Versailles, Technikart lui rend hommage sur son stand- S 61- transformé en « mini » Salon d’Anaïs, du 17 au dimanche 20 mars. Elle y recevra quelques personnalités parmi celles reçues tout au long de l’année, de Pierre Assouline à Nathalie Rheims en passant par Patrick Poivre d’Arvor, Gonzague St Bris, Christine Orban etc..

L’occasion de présenter Son salon littéraire afin de le faire connaître davantage.

 

 

0509_BDLaissons la parole à Anaïs Sassy :

Vous aimez lire depuis toute petite !

La lecture est une drogue douce qui me rend heureuse..Cette belle accompagnatrice m’attendait blottie au pied de mon lit prête à se lover dans mon univers de petite fille. J’avais cinq ans et je me délectais déjà de l’histoire d’une crêpe qui roule pour ne pas se faire manger par tout un village.

A 7 ans, les petits volumes de la petite bibliothèque Rose puis Bleue sont venus peupler mes rêves. Combien j’aimais Sophie ! Mais je voulais aussi ressembler aux petites filles modèles. Puis Alice est entrée dans ma vie. Alice détective : blonde, svelte et intelligente.

Elle démêlait les intrigues les plus compliquées.

Plus tard, j’ai plongé dans des lectures plus sérieuses « le Petit chose », « La Symphonie pastorale », « J’ai Quinze ans et je ne veux pas mourir », « Le Palanquin des larmes »…

A 15 ans, j’ai décidé que le domaine des livres serait le mien.

 

Et vous devenez bibliothécaire ?

Diplôme de documentaliste, certificat aux fonctions de bibliothécaire, puis licence d’anthropologie, j’ai exercé 6 ans en bibliothèques municipales, en lycées et dans des Institutions privées. Des années à lire, classer, choisir, faire aimer, transmettre…

Puis la vie m’a accrochée par le bout de la manche et m’a placée sur un autre chemin. Diplômée du CELSA, j’ai parcouru d’autres terres plus arides, celles de l’entreprise avec ses règles et ses réalités. ( NDLA : elle dirige la Société Formeret, liée à l’événementiel et à la formation).

 

Pourquoi avez-vous décidé de créer un salon littéraire ?

Cette merveilleuse idée m’est venue presque naturellement. C’était mon rêve. Mais créer un écrin d’une telle rareté a nécessité travail, ténacité et sans doute un peu de folie !

 

Pensez vous qu’aujourd’hui, vous puissiez réunir les beaux esprits du temps et influencer une société de plus en plus vampirisée par l’économique ?

« La femme au XVIIIème siècle est le principe qui gouverne, la raison qui dirige, la voix qui commande ». (Les Goncourt)

A l’époque, les Goncourt ont rendu un bel hommage aux femmes. Mais il faut tout de même rappeler qu’il nous a fallu attendre 1945 pour avoir le droit de vote, et 1970 pour pouvoir signer un chèque ! Nos acquis sont bien trop récents pour nous asseoir allègrement et avec légèreté sur nos lauriers (gagnés de haute lutte par nos ancêtres.)

Les beaux esprits de Madame de Rambouillet à Madame de Sévigné, de Madame de Scudéry à Madame du Chatelet sans oublier Madame De Staël et Madame Récamier ont peuplé les siècles passés.

Je distingue deux types de femmes :

Les femmes d’influence qui existent toujours. Elles se découvrent au détour d’une actualité journalistique de plus en plus avide de sensations.

Et les femmes de pouvoir qui sont des passionnées. Elles ont pris d’assaut en quelques décennies des domaines autrefois réservés aux hommes (la médecine, la recherche, le droit, la politique…).

Simone De Beauvoir, Simone Veil sont d’une certaine façon nos Mères et « veillent à nos acquis ».

Dans mon salon, le but n’est pas de « promouvoir des idées » mais de créer une émulation entre un écrivain et son public.

Après la discussion littéraire, la parole est à tous. Le verbe circule, l’esprit se fait et se défait, les échanges se vivent.

Je n’en suis plus « maîtresse ».

En valorisant de jeunes artistes (musiciens, jeunes peintres …), j’espère contribuer à adoucir une société qui tend à devenir cynique.

Certes, l’économique l’a emporté. Mais la beauté de l’âme et du cœur reste une denrée exceptionnelle et intouchable pour ceux osent la voir.

J’aime cette très jolie phrase de Ghislain de Diesbach : « Madame Récamier fit des académiciens, des ambassadeurs, des ministres. La clef de son influence ? Elle intervenait par bonté et non par goût du pouvoir ».

Comment choisissez-vous vos « invités » ?

Je les choisis par affinité. La plupart sont des lecteurs et des amoureux de la culture. La tranche d’âge va de 20 à 70 ans.

 

Comment voyez-vous l’avenir de votre Salon ?

Les étrangers sont friands de notre histoire. Un salon de ce style aurait un succès fou dans bien des pays. Plus « modestement », j’espère que mon salon s’inscrira parmi celui des belles qui ont peuplé le monde merveilleux des Salons de l’Esprit.

www.lesalondanais.com

 

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