Franck Sorbier, enchanteur et poète éternel

Encore une fois ce grand couturier a ébloui le parterre d’invités et les journalistes venus admirer en juillet dernier sa collection haute Couture automne-hiver 2015-2016 au Théâtre Hébertot. Dans un décor féérique de neiges éternelles, les mannequins/danseuses ont défilé sur pointes .. au son de la musique de Klaïm ( qui a notamment signé celle de La vie d’Adèle du realisateur Abdellatif Kechiche, Palme d’or du Festival de Cannes 2013), en compagnie de Cendre Osmoza (chanteuse s’inspirant du langage des arbres) et de Kelu (joueur de didgeridoo, instrument aborigène ) avec son Groupe KosmoZ.

Un moment de grâce …

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Laissons Franck Sorbier nous présenter sa collection :

« Au commencement, il y a eu cette affiche de film. Celle de Winter sleep de Nuri Bilge Ceylan. Je me suis arrêté devant, jour après jour, jusqu’à ce qu’elle disparaisse des couloirs du métro. Un homme solitaire au milieu d’un paysage enneigé de Cappadoce.

J’avais aussi gardé la photographie d’un homme en blanc contemplant une immense cascade d’eau vive. L’homme face à la création première … À nouveau la nature et les éléments.
J’ai choisi la neige et plus particulièrement les neiges éternelles. Le Fuji Yama m’est tout de suite apparu. J’ai repensé au mouvement artistique japonais Ukiyo.e, signifiant image du monde flottant et à ses acteurs, Hokusai, Harunobu et Hiroshige.

J’ai consulté le dictionnaire des symboles et j’y ai trouvé des éléments qui m’ ont interpellé. On parle par exemple de manteau neigeux, on nous dit que chaque flocon est unique, que la neige endort, suspend le temps mais qu’elle est aussi active, qu’ elle scintille, tourbillonne, virevolte.

J’ai imaginé des paysages textiles, le blanc s’est improvisé tour à tour fleur de givre, cristal de neige, éclats de glace … J’ai donc baptisé les tenues Mont Blanc, Mont Everest, Mont Vinson … Le divin reprenait une fois encore ses droits, je me suis dit que ces cimes enneigées devaient abriter la demeure des anges.
La disparation récente de Maïa Plissetskaïa, la prima ballerina assoluta, m’a amené à réaliser un vieux rêve : un hommage à la danse classique. C’est là que Laura Hecquet rentre en scène. Elle a la grâce des plus grandes et l’humanité des plus belles.

Frank Sorbier

Vidéo du défilé à voir sur www.fondsdedotationsorbier.com

www.francksorbier.com

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