La nouvelle gloire Made in China


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Pendant longtemps, la styliste Guo Pei s’est inspirée de ses voyages à l’étranger pour ses collections de vêtements de luxe. Cette année, elle a décidé de se concentrer uniquement sur l’héritage culturel chinois pour la première fois.

  Cette talentueuse femme de 44 ans fait partie des nouveaux chinois qui s’inspirent de leur patrimoine séculaire pour redonner la gloire au « made in China ».  « Après 2008 (l’année des jeux Olympiques de Pékin) j’ai réalisé à quel point j’étais fière d’être chinoise. C’est ce que je veux exprimer dans ma dernière collection en parlant de mon pays, de sa culture, de ses habitants », a déclaré Guo à l’AFP.

  Ces derniers 30 ans, la Chine est devenue le véritable atelier du monde avec ses milliers d’usines produisant en masse des articles peu inspirés pour le marché mondial.Pourtant, il existe désormais des sociétés qui veulent créer des marques de luxe autochtones et convaincre les Chinois les plus fortunés à abandonner les vêtements Chanel et le vin de Bordeaux, pour les produits chinois.

Les marques essayent d’adapter des techniques ou des matériaux anciens pour mieux répondre au goût des consommateurs chinois modernes.

 

Cette dernière collection de Guo Pei appuie sur les traditions populaires chinoises, avec des robes rouges et or couvertes d’écailles à l’honneur de l’année du Dragon.

 

NE Tiger cherche pour sa part à réinventer la robe traditionnelle chinoise. Pour cela, sa fondatrice Zhang Zhijun s’est rendue dans des villages reculés afin d’y rassembler des techniques menacées d’extinction comme les broderies Yun, un assemblage de fils d’or tissés dans la robe.

 

 

Selon Pascal Armoudom, consultant chez ATKearney et auteur d’un récent rapport sur le sujet, « Durant des milliers d’années, le made in China a été synonyme d’une qualité et d’un savoir-faire inégalés. »

 

« Cela a changé au XXe siècle lorsque la Chine s’est engagée sur une autre voie. La quantité et les économies d’échelle régnaient en maîtres. En retour, le savoir-faire et la qualité des matériaux souffraient ».

 

Aujourd’hui, « avec une économie à nouveau en plein boom, les hommes d’affaires chinois font revivre et remettent sur le marché des siècles de savoir-faire pour créer une nouvelle génération de marques de luxe », explique encore M. Armoudom.

  

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