Ma Tsé-Lin Peintre de la lumière et de la sérénité


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Il a fait de ses Bouddha le chef-d’oeuvre d’une vie. Des visages empreints d’une étrange sérénité, d’un sourire énigmatique qui pourrait faire écho à celui de la Joconde. Un parallèle que ne renierait sans doute pas cet artiste Chinois vivant en France dont le travail questionne les liens qui unissent l’Orient à l’Occident et dont Madonna, Richard Gere, Sharon Stone et bien d’autres se sont entichés de longue date. 

 

Ma Tsé-Lin est né à Canton en 1960, dans une famille où l’on aime la musique et la peinture. Très tôt, il découvre les grands paysagistes Russes du XIXe siècle. Vers huit ans, il devient le meilleur élève de sa classe dans l’art de la calligraphie. Son père, qui est banquier, encourage son talent. Il remporte des succès d’estime et des prix, mais la Révolution Culturelle l’oblige à partir trois ans à la campagne où il garde des vaches le jour et dessine des portraits de villageois le soir. Il fait à cette occasion la connaissance de plusieurs peintres, dont des professeurs d’académies renommées qui lui enseignent certaines techniques traditionnelles et lui font découvrir les Impressionnistes. 

 

 

Cette drôle de vie à la campagne se termine pour lui en 1979 et il intègre l’École des Beaux-Arts de Pékin. C’est le moment où la Chine commence à s’ouvrir au monde et, outre l’apprentissage de l’art chinois, il apprends l’histoire de l’art européen. Certains de ses professeurs séjournent en France et lui donnent l’envie de faire le voyage à son tour. En 1985, il est recommandé par le peintre Zao Wou-Ki, ami de son oncle, et il devient le premier étudiant chinois admis à l’École des Arts décoratifs de Paris. 

 

 

Installé en France, Ma Tsé-Lin s’applique dès lors à comprendre les liens qui unissent l’Orient à l’Occident, avec l’espoir de retrouver en Europe la profondeur, l’élégance et la pureté orientale. Un temps influencé par ses professeurs qui enseignent l’abstraction, il s’en détache finalement, tout en conservant certaines techniques dans le travail des fonds, dans la subtilité des matières. « Je travaille aussi bien à l’huile et à l’acrylique, auxquels j’incorpore de la sauce de soja, du marc de café. Je fais confiance aux gestes, aux pigments qui se déposent, qui coulent, je colle du papier doré ou argenté ». C’est une période où il cherche son style, expérimentant avec audace et liberté dans sa série des Chaises. 

 

 

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