Prix Meurice pour l’art contemporain 2018/2019 décerné à Anna Solal de la New Galerie

Depuis 2008, Le Meurice soutient la jeune création artistique française à travers son Prix Meurice pour l’art contemporain. Véritable démarche de mécénat, l’artiste et sa galerie lauréats reçoivent chacun 10 000 euros, une façon de permettre aux artistes de se faire connaitre sur la scène internationale. De plus ce Prix permet de perpétuer l’attachement particulier que possède l’hôtel à l’égard de l’univers des arts et de la culture.

La remise de Prix de la 11ème édition du Prix Meurice pour l’art contemporain 2018/2019 a eu lieu le 11 octobre dernier dans les somptueux salons du Palace.

A cette occasion, un jury de prestige s’est réuni afin de nommer le lauréat de cette nouvelle édition. C’est finalement Anna Solal de la galerie « New Galerie » qui remporte le prix tant convoité ( oeuvre en une ) .

Le Jury était composé de 11 personnes, la plus part d’entre eux étant fidèles aux projets depuis 2008 : Jean-Charles de Castelbajac, Parrain du Prix ; Morgan Courtois, Artiste et Lauréat du Prix Meurice 2017/2018; Colette Barbier, Directrice de la Fondation d’entreprise Ricard ; Nicolas Bos, Président de Van Cleef & Arpels ( nouveau membre du jury) ; Nicolas Bourriaud, Directeur du Musée d’art contemporain de Montpellier, La Panacée; Philippe Dagen, Écrivain et Professeur à l’Université Paris I Panthéon- Sorbonne ; Jennifer Flay, Directrice de la FIAC ; Emma Lavigne, Directrice du Centre Pompidou- Metz ( nouveau membre du jury) ; Jean de Loisy, Président du Palais de Tokyo ; Henri Loyrette, Conseiller d’État ; Maryvonne Pinault, Collectionneur ; Claire Moulène, Curateur au Palais de Tokyo et Conseiller artistique ; Franka Holtmann, Directeur Général du Meurice.

Emma Lavigne, Claire Moulène, Nicolas Bos, Maryvonne Pinault, Colette Barbier, Franka Holtmann, Philippe Dagen, Jennifer Flay, Henri Loyrette, Morgan Courtois.
Bianca Bondi, Ferdinand Kokou Makouvia, Anna Solal, Franka Holtmann, Corentin Grossman, Yann Serandour, Hoël Duret.
Anna Solal, lauréate du Prix Meurice pour l’art contemporain 2018/2019.

Sept artistes avaient été présélectionnés en juin 2018  :
 Bianca Bondi – Galerie 22m48, Hoël Duret – TORRI, Corentin Grossman – Galerie Art: Concept- Ferdinand Kokou Makouvia – Galerie Anne de Villepoix, Matthew Lutz-Kinoy – Galerie Freedmann – Fitzpatrick, Yann Serandour – GB Agency, Anna Solal – New Galerie

Pour le prix Meurice, l’artiste et la galerie Anna Solal et la New Galerie » vont réaliser à Mexico un ensemble de pièces “cerf- volants”. Les matériaux seront achetés sur place, ou bien auprès de magasins “bon marché” ou bien auprès d’associations locales de recyclage. Dans les deux cas, le magazine d’art contemporain Terremoto mettra en relation l’artiste avec des intervenants locaux qui lui permettront d’affiner et de contextualiser sa recherche : sociologues, critiques, associations locales de recyclage, ONG d’écologie. Cette recherche et cette production donneront lieu à la publication d’un livre en collaboration avec le magazine Terremoto ainsi qu’à une exposition personnelle de l’artiste à la galerie Proyectos Monclova.

Les contributions des intervenants apparaitront dans les deux formats. Lors de l’exposition en galerie, une série d’ateliers en présence de l’artiste et de certains intervenant invitera le public à réaliser des oeuvres en utilisant les mêmes matériaux que l’artiste et la même forme générale du cerf-volant.

Bravo à tous les artistes en compétition et aux 7 finalistes dont nous vous rappelons les projets :

Bianca BONDI / Galerie 22m48

Depuis 2014, avec son installation « Un coup de fouet et l’espoir dans les poumons », Bianca Bondi utilise de l’eau salée évaporée pour reconfigurer la topographie sous-marine, l’océan profond étant l’un des rares espaces non élucidés de notre planète. Pour le prix Meurice pour l’art contemporain, elle imagine une nouvelle production de peintures au sel prenant une tournure plus sculpturale grâce à l’inclusion de tubes de verre. Les tubes transporteront divers liquides chimiques et produiront des cristaux. Son projet sera exposé au Centro de Arte Faro Cabo Mayor, en Espagne.

Hoël DURET / TORRI

En janvier 2018, dans le cadre d’une exposition personnelle à la Galerie Edouard Manet, Centre d’art contemporain de Gennevilliers, Hoël Duret initiait un nouveau projet de fiction basé sur un scénario inédit. Harvey, jeune journaliste gonzo et cynique, est missionné par la rédaction de son journal pour embarquer sur le paquebot MS Lagoon Princess en partance pour une croisière en mer des Caraïbes… Le tournage du film a été initié en 2018, avec le soutien du centre d’art de Gennevilliers et du Musée Escal’Atlantic de Saint Nazaire. Toutes les scènes se passant à bord ont été tournées dans un décor de paquebot. La BBC Scotland a fourni les costumes des acteurs. Aujourd’hui c’est pour tourner la suite du récit, qui se déroule au Brésil, qu’il sollicite l’aide du Prix Meurice pour l’art contemporain.

Hoël Duret, « Sick Pipes #3 », 2018 & Anna Solal, « The reddening kite », 2018.

Corentin GROSSMANN / Galerie Art:Concept

Pour la galerie Osmos, à New-York, Corentin Grossmann travaillera sur une combinaison de dessins de grand format en couleur dans lesquels il développera un genre de “paysage de formes”, comportant une part d’abstraction importante, et un ensemble de vidéos requérant un dispositif spécifique à base de mini vidéoprojecteurs et d’écrans sculptés. Les vidéos s’apparenteront à des “captures d’instants” avec un rapport au “réel” plus immédiat, sous la forme de courtes séquences filmées et “re-sculptées” pour obtenir un effet 3D, selon la technique de mapping vidéo. Le concept d’indétermination, de perte de repères par le recours à des formes évocatrices mais non “ figuratives” à proprement parler est une piste de recherche que Corentin Grossmann souhaitera explorer.

Corentin Grossmann, « Varuna », juin 2018.

Ferdinand MAKOUVIA KOKOU / Galerie Anne de Villepoix

Ferdinand Makouvia Kokou explore le caractère vernaculaire de la sculpture contemporaine en se basant sur la culture traditionnelle Mina (au sud du Togo), ses expériences de voyage et ses formations artistiques. Son projet consiste en une installation de plaques de bois, découpées de manière organique en suivant les nervures puis brûlées au chalumeau. Visiblement stable, mais montée en pièces de puzzle, tout est finalement très instable à l’image d’un château de cartes. L’idée principale est de créer un pont virtuel ou imaginaire entre le Nord et le Sud. La sculpture sera coupée en deux parties égales de même quantité de matière. Les deux parties seront exposées simultanément, l’une dans un pays du sud et l’autre dans un pays du nord.

Ferdinand Kokou Makouvia, « Eviono », 2018.

Matthew LUTZ-KINOY / Galerie Freedmann – Fitzpatrick

Le projet de Matthew Lutz-Kinoy consiste en un work shop autour des nouvelles pratiques de la céramique et l’organisation d’une exposition collective au Japon et à Paris. Après avoir pratiqué la céramique dans différents studios à Amsterdam, à La Borne (Brésil), à Okinawa, New-York ou Los Angeles, il souhaite se rendre à Mashiko, l’un des villages historiques de la céramique au Japon pour organiser un work shop collectif sous la tutelle du céramiste Shoji Hamada. Il conviera pour l’occasion l’artiste franco-japonais Natsuko Uchino, l’artiste brésilien-nippon, Silmara Watari et un petit groupe d’artistes pratiquant la céramique dont la française Sylvie Auvray. Le work-shop se conclura par une exposition de céramiques au Japon et à Paris avec le concours de la galerie Freedmann Fitzpatrick.

Yann SERANDOUR / GB Agency

Collectionneur et chercheur, l’œuvre de Yann Sérandour prend la forme d’investigations aussi précises qu’hasardeuses sur des sujets aussi variés que la culture des cactus, l’art conceptuel, le commerce des miroirs anciens, la domestication des chiens ou la renaissance sonore du clavecin. Croisant librement la botanique et la musicologie, Yann Sérandour imagine la création d’une nouvelle flûte de Pan en collaboration avec un facteur d’instruments à vent. Son projet sera l’aboutissement des recherches menées par l’artiste sur le roseau qui sert à fabriquer ces flûtes, et différentes roselières à travers le monde.

Yann Sérandour, « Folded to Fit », 2018.

Anna SOLAL / New Galerie

Pour le prix Meurice, l’artiste et la galerie souhaitent réaliser à Mexico un ensemble de pièces “cerf-volants”. Les matériaux seront achetés sur place, ou bien auprès de magasins “bon marché” ou bien auprès d’associations locales de recyclage. Dans les deux cas, le magazine d’art contemporain Terremoto mettra en relation l’artiste avec des intervenants locaux qui lui permettront d’affiner et de contextualiser sa recherche : sociologues, critiques, associations locales de recyclage, ONG d’écologie. Cette recherche et cette production donneront lieu à la publication d’un livre en collaboration avec le magazine Terremoto ainsi qu’à une exposition personnelle de l’artiste à la galerie Proyectos Monclova. Les contributions des intervenants apparaitront dans les deux formats. Lors de l’exposition en galerie, une série d’ateliers en présence de l’artiste et de certains intervenant invitera le public à réaliser des œuvres en utilisant les mêmes matériaux que l’artiste et la même forme générale du cerf-volant.

 

Le Meurice poursuit son mécénat en acquérant des œuvres d’art des artistes participant au Prix Meurice pour l’Art Contemporain. Rendez vous l’année prochaine !

Salon Pompadour, Hôtel Meurice 2018.

 

www.dorchestercollection.com

 

 

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