Sager expose Vanitas – Last call to Heaven, au Purgatoire

Jane-and-Milou

 

Nous avons été séduits à Firstluxe par les œuvres de cette artiste photographe Jane Sager exposées au Purgatoire à Paris. Vous pouvez encore les admirer jusqu’au 7 décembre à Paris. Après elles iront dans des galeries à Courchevel, Istanbul, Miami..  Si vous n’avez pas le temps, passez par son agent Léo San Fratello..

Jane Sager est née en Suisse un 7 mai, dans l’année du tigre. Sauvage et secrète, elle se passionne très vite pour la photographie et grandit dans une atmosphère cosmopolite, part tôt en Angleterre où elle se plonge dans l’univers de la mode et de la musique et découvre les lumières de la scène.

Grande voyageuse et polyglotte, elle vit et travaille entre Genève, Paris et les Etats-Unis et se considère comme « citoyenne du monde ».

Habitée par son œuvre, la photographie de Sager est très singulière et renvoie à l’exaltation des vanités qui est la signature du personnage mystérieux qui est l’artiste.

 

I had a dream

 

« Vanitas – Last call to Heaven » est un appel à la réflexion autour des Vanités et de la vision que Sager peut leur donner. Si l’ère baroque fut l’âge d’or des Vanités, sa vision, quant à elle, est bien ancrée dans le contemporain et le réel. Par l’emploi du matériau, un savant montage photographique, par le choix des images (poings américains, armes à feu, balles en acier). La vanité s’inspire ici de la réalité violente de notre époque. Une croyance populaire de l’antiquité gréco-romaine donnait à l’âme quittant le corps des morts la forme d’un papillon.

Ni balles en acier, ni points américains ne pourront l’arrêter.

 

russian roulette

 

Chaque image nous renvoie à la précarité de l’existence et démolit toute illusion –si tant est que l’on en ait – sur un temps sans fin. Les œuvres de Sager soulèvent ainsi l’ambiguïté du temps qui passe, un jeu infini et l’espoir d’un mystère sans lendemain.

A côté des Vanités, l’artiste s’intéresse également à deux autres séries. La première met en scène la ville – New York avec ses buildings – qui semblent menacés par des boules de feu, étranges envahisseurs et peut-être rappel inconscient d’événements récents.

 

zebra man

 

Tout aussi inquiétants, la série des visages de fantômes sombres aux yeux clairs, zébrés derrière leurs barreaux, seul le regard semble vivant : fixe et froid, il dégage une puissance hypnotique à laquelle il semble difficile d’échapper.

Si le choix des couleurs saturées et les grands formats accentuent le côté sombre des œuvres, notre curiosité est attisée par cette main gantée de noir et baguée de diamants, qui surgit d’on ne sait où sur certaines photos et qui semble toujours prête à dégainer, mais sur qui ? Sur la vacuité de la vie ou l’insupportable métamorphose de ce que nous serons ? Le mystère reste à percer.

Quelques œuvres :

 THE END MY FRIEND

Un étrange mouvement anime l’œuvre : d’un côté, une armée de crânes, flottants comme des planètes dans un espace magnétique, qui semble vouloir sortir du cadre pour nous foncer dessus menaçants et, de l’autre les papillons, allégorie de l’âme, qui eux paraissent fuir, en sens inverse, à l’intérieur du tableau.

Y arriveront-ils ?

 

BLOW UP

 

blow up

 

La flingueuse au gant noir bagué voudrait tuer la mort… Quelle belle farce, la mort en rit de toutes ses dents !

 

STOCK EXCHANGE

 

stock exchange

 

L’or : objet de convoitise. A quoi bon ? la mort veille..

 

THE PLAYER -GOOD OR BAD -LAST CALL TO HEAVEN  ( Tryptique)

 

LAST CALL TO HEAVEN

 

Jeu de la vie, jeu de la mort.. hasard du jeu et mystère du destin, que le meilleur gagne…

 

Expo au Purgatoire, 54 rue de Paradis, Paris 10 è. 01 48 78 77 13.

le-purgatoire-paris.fr

Contact :     sanfratello.fineart@gmail.com

 

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