Manolo Valdés expose ses Monumentales Egéries sur l’Avenue George V

 Un grand bravo au Comité George V, (notamment à son président Rémy Makinadjian et à son directeur artistique Bruno Darde), qui contribue à relancer la capitale, malgré la période difficile que nous traversons, et a organisé en partenariat avec Opera Gallery, représentée par Monsieur Gilles Dyan, la seconde édition de « George V Monumental » s’appuyant sur l’exposition d’œuvres de l’artiste mondialement renommé Manolo Valdés.

Malheureusement suite au deuxième confinement, peu de français ont eu l’opportunité d’aller dans le quartier des Champs-Elysées découvrir ces incroyables sculptures monumentales, dont l’exposition a débuté fin octobre.

Le gouvernement devrait annoncer prochainement un assouplissement des mesures sanitaires et l’ouverture de certaines boutiques, l’occasion de vous rendre sur l’ Avenue George V apprécier le talent de Manolo Valdès.

Figure majeure de la scène artistique contemporaine, c’est l’un des rares artistes de sa génération à s’attacher à la fois à la peinture, le dessin, la sculpture et la gravure. Son style unique est l’un des plus novateurs de la seconde moitié du XXe siècle.

Manolo Valdés dans son atelier à Madrid en 2018.

Dix sculptures monumentales de Manolo Valdés, dont certaines de plus de 4 mètres de hauteur et de 6 mètres d’envergure, subliment la prestigieuse Avenue George V. Vous pouvez découvrir l’exposition de part et d’autre de l’avenue, tout au long des boutiques de luxe (Louis Vuitton, Hermès, Bulgari…) et de palaces tels que le Prince de Galles, le Four Seasons George V et le Fouquet’s, célèbres institutions connues pour leur amour des Arts et des Lettres.

Fasciné par les propriétés de la matière, l’artiste espagnol sait lui donner vie de façon singulière. Aluminium, bronze, résine et acier inoxydable s’assemblent pour réinterpréter le thème classique du portrait féminin. L’exposition intitulée Manolo Valdés, Monumentales Égéries, est une véritable ode à la féminité. Ces têtes stylisées surmontées de couronnes, de coiffes portent souvent des noms de femmes réelles, comme ici Ariela, ou de muses et de divinités comme Clio. Dans les deux cas, ces bustes aux traits fins et presque effacés suggèrent des femmes saisies dans un instant de sérénité extrême. L’ataraxie de leurs traits ne renvoie pas à des portraits de personnes réelles, mais à des visages idéaux similaires aux divinités de la statuaire égyptienne, bouddhiste ou romane. Par ailleurs, ce que Valdés met en avant dans l’image qu’il construit des femmes n’est pas leur potentiel érotique, comme on l’observe le plus souvent, mais leur capacité à s’inclure dans leur environnement et à prendre place dans l’espace public.

Son œuvre, éblouissante réinterprétation de l’Histoire de l’art, est un hommage aux classiques et aux pièces maîtresses de grandes signatures, tels qu’El Greco, Pablo Picasso, Henri Matisse, Constantin Brancusi… car, selon lui, « l’Art de chaque époque rassemble toujours des éléments du passé, l’Art est une succession et une addition infinie ». La constance de sa passion pour les maîtres modernes a fait de Manolo Valdés un artiste dont l’œuvre contemporaine est un pont entre l’histoire et le présent. À l’occasion de cette exposition Avenue George V, l’artiste a conçu spécialement une sculpture du personnage de Clio, la muse antique de l’Histoire, qu’il décline à partir de la Clio de Sandro Botticelli sous la forme d’une tête ovale sur laquelle il dispose des géométries de faisceaux.

La Ménine, figure emblématique de son œuvre et réminiscence contemporaine de Diego Vélasquez, réapparaît dans cette nouvelle série de créations dans des résines colorées : orange, bleu, parme et noir intenses, telles des échos à l’opale de feu, au saphir, à l’améthyste et au diamant noir, figurants dans les vitrines des boutiques de haute joallerie de l’avenue George V. Ce bleu est une couleur signature de l’artiste espagnol, dont la teinte est connue dans les cercles de connaisseurs sous le nom de « bleu Valdés ».

Reina Mariana, 2019. Et au-dessus Infanta Margarita Blue, 2020/ Manolo Valdés

L’artiste crée aussi ses muses à partir de son observation de son environnement. Il confie que sa série Mariposas est inspirée d’une scène extraordinaire aperçue à Central Park, un après-midi de printemps où il croisa une femme assise sur un banc enveloppée d’un tourbillon de papillons. Deux œuvres, Cabeza de Mariposas et Mariposas, illustrent ce thème sur l’avenue et ne manqueront pas de vous séduire.

Ariela 2011/ Manolo Valdés
Mariposas, 2019, profil/ Manolo Valdés

La monumentalité, chez Valdés, est avant tout urbaine,
 et ses formes rondes et horizontales prennent place naturellement dans les avenues et les squares car
elles brisent la rectitude des avenues tracées et les
verticales des bâtiments. Certaines œuvres présentées ici sont de véritables prouesses techniques, notamment deux sculptures de presque 7 mètres d’envergure. Les œuvres monumentales de Manolo Valdés séduisent par leur caractère aérien grâce à sa maîtrise exceptionnelle du vide qui traverse les délicats entrelacs de coiffes de ses grandes dames.

Manolo Valdés transcende avec brio les difficultés provoquées par la monumentalité et trouve dans cette dernière l’apothéose de son art sculpté. « Je sens une forte connexion aux larges formats et je crois qu’il est parfois plus simple de travailler sur de grandes œuvres plutôt que sur des petites : elles ont plus de pouvoir. »

Infanta Margarita black, 2020/ Manolo Valdés
Infanta Margarita Blue, 2020/ Manolo Valdés

Quelques mots sur le Comité George V : Créé en septembre 2018, sous l’impulsion de Rémy Makinadjian, son but est de redonner les lettres de noblesse que l’Avenue et le quartier George V méritent.
 En effet, les plus belles maisons françaises et internationales au monde y sont installées.

Les missions prioritaires du Comité sont :
- la sécurité
- l’embellissement du quartier
- le rayonnement des maisons du Comité George V sur la scène internationale – la conduite d’événements contribuant à la notoriété de l’avenue.

Et sur le groupe Opéra Gallery : Créé en 1994 par Gilles Dyan, Opera Gallery est devenu au fil des années un important réseau de galeries d’art dans le monde. Opera Gallery est l’un des principaux acteurs du marché de l’Art Moderne et Contemporain européen, américain et asiatique, dont les œuvres intégrent les collections privées et publiques parmi les plus prestigieuses. Le groupe compte 13 galeries implantées à New York, Miami, Bal Harbour, Aspen, Londres, Monaco, Genève, Dubai, Beyrouth, Hong Kong, Singapour, Séoul et Paris ! Vous pouvez d’ailleurs y acquérir une œuvre de Manolo Valdès.

Opera Gallery Paris, 
62 rue du faubourg Saint-Honoré, 75008 Paris
. T  + 33 (0)1 42 96 39 00 | paris@operagallery.com

www.operagallery.com

Exposition de la 2ème édition George V Monumental : Manolo Valdés, Monumentales égéries.

Jusqu’au 15 janvier 2021. 
Directement sur l’Avenue George V – 75008 Paris. Libre d’accès.

www.comitegeorgev.com

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