Le 28 janvier dernier, au Pavillon Wagram, l’artisan-poète Franck Sorbier a dévoilé sa collection Couture Été 2026, parenthèse de joie et de légèreté, de la Fashion Week Haute Couture parisienne. Entre réminiscences de bals mythiques, éclosions florales et hommage vibrant aux soldats du feu, le couturier signe une partition où l’élégance se fait acte de générosité.

Intitulée Cœur en Fête, cette nouvelle collection célèbre une mode joyeuse, incarnée, humaine. Franck Sorbier s’affranchit du cérémonial figé du podium pour renouer avec une évidence : la haute couture est aussi un espace d’émotion, de mouvement et de plaisir.
Pensée comme une succession de tableaux, la présentation traverse une série de bals, réels ou imaginaires, mondains ou populaires. Chaque silhouette porte le nom d’un bal, comme une promesse d’histoire. On passe du rêve à la mémoire collective, de l’abstraction lyrique aux fêtes ancrées dans le quotidien.

Le premier tableau frappe d’emblée : le Bal des Pompiers. Clin d’œil vibrant aux soldats du feu, il insuffle une énergie généreuse et fraternelle. Leur présence donne le ton : la fête n’est pas distante, elle est partagée. Elle rassemble. Elle réchauffe.



Très vite, la scène se transforme en piste vivante. Les mannequins ne se contentent plus de marcher, elles respirent les vêtements, s’en emparent, dialoguent avec eux. La couture se met en mouvement. Les bustiers sculptent les ports de tête, les jupes accompagnent l’élan, les soies captent la lumière et laissent flotter l’air.


Entre Flower Power et esprit Nouvelle Vague, le jour murmure la liberté. Le soir devient théâtre. Drapés, noirs et blancs graphiques, rouges profonds, roses buvard, bleus nuit et violets composent une palette sensible, presque musicale. La soie règne : twill, crêpe satin, shantung, organza, mousseline.., chaque matière raconte un geste, un souffle.



Le défilé s’achève dans un tableau dansé par Lola Dérouault et Antonin Muno, et chorégraphié par Marie-Claude Pietragalla et Julien Dérouault, parrains de la collection de Franck Sorbier. Autour d’eux, les corps se libèrent, les silhouettes se rejoignent, la scène devient bal. Plus de ligne stricte, plus de pose figée : un final collectif, vibrant, où la couture retrouve son cœur battant.

Avec Cœur en Fête, Franck Sorbier rappelle que la haute couture n’est pas seulement un art de l’exception, mais aussi un art du lien, de la joie et du vivant.

Remerciements à Monsieur Michel Dervyn à Frédéric Pavard accompagné de Laurent Lanchantin et Yves Galler et ses équipes Alexandre de Paris / coiffure. À Natalia Vlasova et ses équipes, pour le maquillage VINATA. À Angela Spieth et Michael Oehler Léon Philippeau (trippen). À Ilona Orel jewelry made in Paris. et aux Sapeurs-Pompiers de Paris, l’occasion de mettre en avant l’Oeuvre des Pupilles (ODP), association venant en faveur des enfants de sapeurs-pompiers décédés en service. www.pompiers.fr
